Il n'y a pas si longtemps, le Deportivo la Corogne était encore le "Super Depor", une machine à gagner et à faire le spectacle. En Espagne, désormais, La Corogne est devenu le "Baby Depor" : un club plein de promesses (7e en liga), talentueux, mais qui court après sa gloire. Son dernier coup remonte d'ailleurs en 2004, lorsque le club s'était hissé en demi-finales de la Ligue des Champions (battu par le FC Porto de José Mourinho) après avoir éliminé l'AC Milan au tour précédent (1-4 ; 4-0).
Cette époque est aujourd'hui révolue : il n'y a plus de stars internationales à la Corogne. Les Rivaldo, Bebeto, Makaay ou Diego Tristan sont partis faute de moyens financiers. Certes, il y a toujours Manuel Pablo ou le vieillissant Valeron, mais ces derniers sont sur le déclin. Valeron, l'un des tous meilleurs joueurs de sa génération, n'est d'ailleurs plus aligné en championnat. Pendant dix ans, le club a vécu au-dessus de ses moyens, aggravant une dette qu'il continue toujours de payer. La réalité a simplement rattrapé la petite ville galicienne (250 000 âmes), dont les sponsors sont rares (son maillot est vierge de publicité) et qui n'a pas le soutien populaire du Barça, du Real ou de l'Atletico Madrid.
Lafita, le "Kaka" espagnol
Mais le Deportivo continue de survivre, en partie grâce à la personnalité de son président, le sémillant Augusto Cesar Lendoiro, connu en Espagne pour sa malice et son sens des affaires. Lendoiro est un personnage : intraitable dès qu'il s'agit de business, il a gagné le respect des ses pairs qui ont même accepté son mode de fonctionnement (il n'est pas rare qu'il commence à négocier un transfert en pleine nuit). Après avoir gaspillé, Lendoiro achète desormais peu et revend cher. Le dernier exemple, l'Argentin Coloccini, transféré pour une fortune à Newcastle après quatre ans de loyaux services.
Le Deportivo s'y connaît aussi en bons "coups" : les mexicains Guardado ou Omar bravo étaient inconnus avant de signer. Idem pour le Canadien De Guzman. Quant à la vedette du club, Angel Lafita (Photo AFP), dont l'élégance et l'efficacité font penser à Kaka, il est prêté depuis deux saisons par Saragosse ! Un vrai nid de talent dans lequel les puissants viennent se servir (Lafita est par exemple aux portes de la sélection espagnole). Le tout est orchestré par le très respecté Miguel Angel Lotina, ex-coach de l'Espanyol Barcelone, qui a la réputation de tirer le maximum de ses modestes équipes. Redevenu raisonnable, le Depor est sur le bon chemin.
Petite pensée à Makaay, ou sa va pas tréq fort avec le Feyennord qui n'est que 12ème sur 18 et notre ancien Bavarois à marquer 6 buts pour l'instant.
Cette époque est aujourd'hui révolue : il n'y a plus de stars internationales à la Corogne. Les Rivaldo, Bebeto, Makaay ou Diego Tristan sont partis faute de moyens financiers. Certes, il y a toujours Manuel Pablo ou le vieillissant Valeron, mais ces derniers sont sur le déclin. Valeron, l'un des tous meilleurs joueurs de sa génération, n'est d'ailleurs plus aligné en championnat. Pendant dix ans, le club a vécu au-dessus de ses moyens, aggravant une dette qu'il continue toujours de payer. La réalité a simplement rattrapé la petite ville galicienne (250 000 âmes), dont les sponsors sont rares (son maillot est vierge de publicité) et qui n'a pas le soutien populaire du Barça, du Real ou de l'Atletico Madrid.
Lafita, le "Kaka" espagnol
Mais le Deportivo continue de survivre, en partie grâce à la personnalité de son président, le sémillant Augusto Cesar Lendoiro, connu en Espagne pour sa malice et son sens des affaires. Lendoiro est un personnage : intraitable dès qu'il s'agit de business, il a gagné le respect des ses pairs qui ont même accepté son mode de fonctionnement (il n'est pas rare qu'il commence à négocier un transfert en pleine nuit). Après avoir gaspillé, Lendoiro achète desormais peu et revend cher. Le dernier exemple, l'Argentin Coloccini, transféré pour une fortune à Newcastle après quatre ans de loyaux services.
Le Deportivo s'y connaît aussi en bons "coups" : les mexicains Guardado ou Omar bravo étaient inconnus avant de signer. Idem pour le Canadien De Guzman. Quant à la vedette du club, Angel Lafita (Photo AFP), dont l'élégance et l'efficacité font penser à Kaka, il est prêté depuis deux saisons par Saragosse ! Un vrai nid de talent dans lequel les puissants viennent se servir (Lafita est par exemple aux portes de la sélection espagnole). Le tout est orchestré par le très respecté Miguel Angel Lotina, ex-coach de l'Espanyol Barcelone, qui a la réputation de tirer le maximum de ses modestes équipes. Redevenu raisonnable, le Depor est sur le bon chemin.
Petite pensée à Makaay, ou sa va pas tréq fort avec le Feyennord qui n'est que 12ème sur 18 et notre ancien Bavarois à marquer 6 buts pour l'instant.
